13/05/2015

Assassinat de Julien Lahaut, ces réseaux si secrets en Belgique et ailleurs

L'enquête est donc clôturée.

On n'investiguera donc pas plus loin.

"...A cette époque, André Moyen a très régulièrement tuyauté les services belges, en particulier les sections politiques de la police judiciaire, à tel point que les chercheurs s'interrogent sur une collusion entre les services officiels et ce service privé. Si Moyen a eu des contacts avec des services étrangers, il semble que l'assassinat de Lahaut soit resté une affaire "belgo-belge". "Nous n'avons pas eu d'indication selon laquelle, par exemple, les Etats-Unis auraient insisté auprès de la Belgique pour liquider des communistes", a fait remarquer M. Gérard..."

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1506/Sciences/article/detail/2318536/2015/05/12/Julien-Lahaut-auteur-du-Vive-la-Republique-victime-d-un-reseau-anticommuniste.dhtml

Il y eu en 1944 un autre assassinat en Belgique dont on ne parle plus:

celui d' Alexandre Galopin, gouverneur de la Société Générale de Belgique, de 1935 à 1944.

 

"... Le 15 mai 1940, alors que la guerre éclate, Paul-Henri Spaak et Camille Gutt le reçoivent au Ministère des Affaires Étrangères avec Max-Léo Gérard, président de la banque nationale, et Fernand Collin, président de la Kredietbank. Les ministres leur donnent le mandat d'être les conseillers de la population. Ils veillèrent à maintenir l'unité du pays.

 

Galopin organisa une assistance financière secrète, avec l'accord de la Société générale, alimentée par des contributions volontaires. Cette assistance réunit 40 millions de francs. Les organisations syndicales, chrétiennes ou socialistes, les fonctionnaires, les universités fermées et l'armée secrète en profiteront. Il mit au point une technique, appelée la « doctrine Galopin », permettant le développement sous l'occupation allemande.

 

Le 28 février 1944, avec l'approbation de Himmler, des collaborateurs nazis, membres du « corps de sécurité » SS dirigé par Robert Jan Verbelen (futur collaborateur des Américains) composé à la fois de membres de DeVlag et de la Algemeene-SS Vlaanderen, assassinent Galopin..."

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Alexandre_Galopin

 

Et maintenant on s'accroche pour lire " la biographie " de Robert Jan Verbelen, l'assassin de Galopin, c'est très instructif.

 

"...Identifié par l'Office of Strategic Services (OSS) en juillet 1944 qui mentionnait ses fonctions véritables, son nom figurait en juillet 1945 sur la liste du CROWCASS, le registre des criminels de guerre établi par les Alliés, mais avec la mention « nationalité allemande » et sans que ne soit indiqué le pays qui le recherchait[1]. De plus, il n'y était indiqué qu'en tant que « suspect pour la sécurité », catégorie qui disparut au profit des seuls criminels de guerre des listes postérieures du CROWCASS[1].

 

En tête de liste d'un procès établi contre 62 membres du De Vlag et entamé le 23 juin 1947 par la cour martiale de Brabant, il fut condamné le 14 octobre 1947, par contumace, à la peine capitale, jugé responsable de crimes de guerre et d'« actes de terrorisme aveugle » [1], dont la mort de 101 Résistants belges[1]. Malgré cette condamnation, le gouvernement belge n'inscrivit jamais le nom de Verbelen au registre CROWCASS ni ne le transmit-il à la Commission des crimes de guerre des Nations unies[1].

 

Entre temps, Verbelen s'était déjà enfui en Autriche, où il travailla dès 1946 pour le Counter Intelligence Corps (CIC) de l'armée américaine[2] (430th Counter Intelligence Corps Detachment[1]). Son premier agent traitant aurait été le capitaine Frank Harris, chef de la section de dénazification du CIC à Vienne en 1947-48 [1]. L'officier nazi Hermann Milleder, membre de la Jeunesse hitlérienne autrichienne depuis 1928 et qui travaillait pour le CIC, aurait organisé la rencontre entre Harris et Verbelen[1].

 

Outre ses activités officielles, cette section avait aussi constitué une rat line servant au transfert clandestin d'individus, dont des criminels de guerre, hors de Vienne[1]. S'informant auprès de nombreux criminels de guerre nazis, Verbelen collabora notamment au projet Newton, qui visait à l'infiltration du Parti communiste autrichien; l'opération fut abandonnée en décembre 1950[1]. Jan Verbelen continua toutefois à travailler pour le CIC jusqu'au milieu des années 1950[2] (jusqu'en 1956 selon un rapport américain[1])...

 

...En 1965, il comparu devant un tribunal autrichien, accusé de cinq meurtres dans le cadre d'un procès pour crimes de guerre, mais fut acquitté à la surprise générale[2]: le jury considéra que bien qu'ayant été coupable d'incitation au meurtre de deux personnes, il n'avait fait que suivre les ordres  [sic] [1].

 

Ceci allait à l'encontre de l'art. 3 du statut établissant le Tribunal de Nuremberg, qui n'admettait l'argument d'obéissance à la hiérarchie qu'en tant que circonstances atténuantes, mais non pas en tant qu'argument pour un acquittement[1]. La Cour suprême renversa cette décision en 1967, mais l'affaire ne fut jamais re-jugée [1].Robert Jan Verbelen resta ainsi libre, sous sa véritable identité, jusqu'à sa mort en 1990. À partir de 1956, il écrivit des romans d'espionnage [1] et militait dans des organisations néo-nazies ..."

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Jan_Verbelen

 

Ce qu'il fallait démontrer: les embrouilles et les bidouillages des réseaux d'espionnage.Ce qui nous ramène au temps présent où la NSA raconte ce qu'elle veut; même ma grand mère s'en défierait.

 

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image:embrouille

 

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