23/05/2015

Guerre 1940- 1945, Les conférences, la politique.

Les différentes conférences liées au conflit.

 

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Légende:  A Casablanca, Roosevelt et Churchill déclarèrent qu'ils n'accepteraient que la "reddition sans condition"

Petit complément sur Wikipédia:

"...

La conférence de Casablanca se tint du 14 au 26 janvier 1943 à l'hôtel Anfa de Casablanca au Maroc afin de préparer la stratégie des Alliés après la guerre à l'égard de l'Europe.

Cette conférence, parfois appelée conférence d'Anfa en raison de la localisation de l'hôtel où elle a eu lieu, fut décidée par le président des États-Unis Franklin Roosevelt et le Premier ministre britannique Winston Churchill, qui invitèrent à se joindre à eux d'une part Joseph Staline – qui déclina l'offre – et d'autre part les généraux français Henri Giraud et Charles de Gaulle.

De Gaulle y assista sur pression de Churchill. Quant à Giraud, qui gouvernait alors l'Afrique du Nord et l'Afrique occidentale française, il accourut sans hésitation à la demande de Roosevelt.

Des décisions furent prises à cette conférence, quant à l'invasion de la Sicile, puis du reste de l'Italie, et quant à l'aide à apporter à l'URSS. Le but de cette conférence était également de réconcilier le général de Gaulle et le général Giraud..."

"...

De Gaulle céda donc et vint à Casablanca. Sur insistance de Winston Churchill, il y rencontra Giraud, dans une atmosphère particulièrement tendue. Pour motiver De Gaulle, Churchill lui déclara, en français : "Mon Général, si vous m'obstaclerez, je vous liquiderai !". Une fois De Gaulle parti, Churchill, parlant de De Gaulle, déclara à lord Moran : "Son pays a abandonné la lutte, lui-même n'est qu'un réfugié, et si nous lui retirons notre appui, c'est un homme fini. Eh bien, regardez-le ! non mais regardez-le ! On croirait Staline avec deux cents divisions derrière lui."[1].

De Gaulle s'indigna notamment que Giraud ait accepté que la garde de la conférence soit confiée à des troupes exclusivement américaines, et obtint qu'un détachement français de l'armée d'Afrique leur soit associé, avant de commencer tout débat.

Les deux hommes d'État anglo-saxons qui soutenaient ostensiblement Giraud exhortèrent les deux généraux français à l'union, ce qui aurait dû se traduire, selon leurs vœux, par la subordination du général de Gaulle à Giraud, qui était plus ancien dans le grade et commandait beaucoup plus d'hommes[réf. nécessaire].

Aucun accord ne put être trouvé sur place, même si De Gaulle, pour faire plaisir à Roosevelt, accepta de serrer la main de Giraud devant les photographes (les deux généraux durent répéter plusieurs fois ce geste, pour que les photographes parviennent à le reproduire, tant leurs poignées de mains furent brèves).

Mais Roosevelt, qui s'était vivement fait critiquer par l'opinion américaine et les médias des États-Unis, lorsqu'il avait maintenu Darlan au pouvoir en Afrique du Nord par ce qu'il avait appelé des « expédients militaires » (Military expediencies), avait besoin de cette poignée de main pour faire oublier le maintien en AFN des lois vichystes par l'administration de Giraud, auquel il donnait son appui..."

http://fr.wikipedia.org/wiki/Conf%C3%A9rence_de_Casablanca

 

Ce n'est probablement pas aussi simple; le Gouvernement de Vichy auquel était lié Giraud, était le gouvernement "légitime" et cela devait probablement poser problème aux alliés; pour preuve:

"

Jusqu'en 1943, les gouvernements en exil en Angleterre s'étaient contentés de relations de bon voisinage avec les gaullistes. C'est que tous ces gouvernements, qui étaient légaux, s'estimaient installés dans une meilleure position que les gaullistes qui étaient, de fait, des dissidents par rapport au gouvernement Pétain que les Français avaient installé dans des conditions reconnues légales, au début, par les grandes puissances. Cette situation évolua lentement. Mais, en 1943, le gouvernement belge en exil de Hubert Pierlot et Paul-Henri Spaak précipita le mouvement et fut le premier à reconnaître officiellement les « Français Libres » et de Gaulle comme seuls représentants légitimes de la France. Le gouvernement anglais, en l'occurrence Anthony Eden, un proche de Churchill, avait tenté de dissuader les Belges, craignant que leur initiative serve de modèle aux autres gouvernements en exil. Les Américains eux-mêmes intervinrent, croyant pouvoir utiliser les relations commerciales belgo-américaines pour faire pression sur les Belges (notamment quant à leurs commandes d'uranium du Congo belge). Rien n'y fit. Malgré les pressions britanniques et américaines, Spaak fit savoir officiellement que la Belgique considérait dès lors le gouvernement Pétain comme dépourvu de légitimité et le Comité des Français libres, plus tard Gouvernement provisoire de la France, comme seuls habilités à représenter légalement la France[76]..."

http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_de_Gaulle

Tandis que sans hésitation, Leclerc se rallie à de Gaulle:

"Philippe François Marie de Hauteclocque, dit Leclerc,...

...Il se présente au général de Gaulle le 25 juillet. Afin d'éviter que des représailles ne soient dirigées contre sa famille, il a pris le pseudonyme de « François Leclerc », le patronyme étant très fréquent en Picardie et à Belloy même[21],[22],[23],[24]. Cette discussion a probablement changé sa vie. Le général de Gaulle, reconnaissant en lui un chef exceptionnel, le promeut de capitaine à chef d’escadrons dès leur première rencontre et lui donne pour mission de rallier l'AEF à la France libre...

...

 

Campagne du Fezzan

En février-mars 1942, il mène une campagne dans le Fezzan. Nommé le 25 mars commandant supérieur des troupes de l'Afrique française libre, il part pour Brazzaville, laissant le colonel François Ingold à la tête des troupes du Tchad. Le 22 septembre, de Gaulle lui donne l'ordre de conquérir le Fezzan et d'avancer jusqu'à Tripoli, de même qu'il prescrit l'envoi de troupes au Niger, afin de rallier à la France libre l'Afrique-Occidentale française (objectif qu'il abandonne finalement à la mi-novembre).

Le 16 décembre 1942 Leclerc est à Zouar en inspection[29]. Il lance le 22 décembre l'offensive sur le Fezzan et conduit sa colonne, forte de 4 000 Africains et 600 Européens appuyés par le groupe aérien Bretagne, à Sebha le 12 janvier, Mourzouk le 13 et Tripoli le 25. Le 2 février 1943, il rencontre à Ghadamès le général Delay, commandant le front est du Sud algérien. Puis, rejoint par la colonne volante détachée des Forces françaises libres du Western Desert, il participe avec la 8e armée britannique à la campagne de Tunisie. Après la bataille de Ksar Ghilane, où la Force L (L pour Leclerc) résiste à une attaque allemande et sort vainqueur, il s'empare de Gabès, puis entre à Kairouan le 12 avril. Huit jours plus tard, il participe, à Tunis, au défilé de la victoire à la tête de ses troupes.

« Tirailleurs africains ou coloniaux et soldats de France métropolitaine venus du cœur de l'Afrique à travers le Sahara, fraternellement unis, debout dans leurs étonnantes voitures bardées de filets de camouflage, de tôles de désensablement, de guerbas avaient un halo de légende. Ils furent frénétiquement applaudis. »

— Raymond Dronne (1970) p. 291

Leclerc va se consacrer à forger l'outil du renouveau de l'Armée française..."

http://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_Leclerc_de_Hauteclo...

 

 

 

 

 

 

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et Tchiang-Hai-Chek 

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Légende: Décembre 1943: Conférence de Téhéran: Staline, Roosevelt, Churchill.

 

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On remarque que les Français ne sont pas représentés à ces conférences, sauf à celle de Casablanca.

 

 

 

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