24/11/2015

La vie, état d'urgence

Note qui était prévue pour le 13 novembre.

Choquée par les tragiques évènements j'ai éprouvé le besoin de m'abstenir et maintenant de donner une suite à l'anecdote que je comptais relater.

J'utilise la "catégorie Hors-sujet, porte dérobée" pour exprimer des sentiments personnels, pour parler avec pudeur, je l'espère, de mon "moi" à moi qui devient alors " de moi à vous "

L'anecdote:

Il y a très longtemps, j'ai eu la chance de contempler dans un musée parisien, l'œuvre de Matisse " Les poissons rouges ". Cette peinture qui pourrait passer pour une peinture de genre sous un regard superficiel m'a fortement impressionnée.

Jamais aucune reproduction de ce tableau aussi fidèle qu'elle soit n'a réussit à transmettre l'impact ressenti face à l'original.

Intriguée par ce constat, j'en ai conclu qu'il en émanait une vibration intrinsèque.

Les savants jeux de lumière, les contrastes, la composition, tout concoure à créer le frémissement de la vie, à zoomer sur le frétillement des poissons, à focaliser une pulsation rayonnante.

Ce tableau est une ode à la vie, un émerveillement face au vivant.

matisse-le-bocal2.jpg

 http://leblogdujaimefrance.blogspot.be/2013/04/henri-matisse-selection-de-tableaux.html

http://culturebox.francetvinfo.fr/expositions/peinture/arabesque-le-genie-oriental-de-matisse-a-rome-213549

 

Après les attentats à Paris:

Les terroristes sont des " dépossédés " de cet émerveillement.

Or cet éblouissement ne dépend ni de l'argent, ni du bonheur,  ni de la culture, ni même d'un ...tableau.

Je crois que c'est un partage intime et qu' il faut s'interroger sur la rupture de la complicité avec le vivant.

 

 

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